Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Le hijab
Le terme hijab (arabe : حِجَاب, hijâb) veut dire « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler ».
Le mot arabe est issu de la racine hajaba qui signifie « dérober au regard, cacher ». Le mot hijab prend donc également le sens de « rideau », « écran ». Le champ sémantique correspondant à ce mot est plus large que pour l'équivalent français « voile » qui couvre pour protéger ou pour cacher, mais ne sépare pas.
--
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Ce sujet est un sujet d’extrême importance, car c’est un sujet qui, s’il est négligé peut causer de nombreux dégâts, d'ailleurs il en a déjà causé malheureusement. Et c’est un sujet qui est continue à être un fléau qui cause de très nombreux dégâts dans la société.
Comme vous le savez tous, ce sujet est Al Hijab que l’on traduit en français de manière un peu simpliste par « le voile ». Mais on va voir que ce qu’on appelle le Hijab est plus vaste et plus général que cela. Et comme c’est quelque chose de tout à fait voyant et qu’on remarque tous, ce Hijab est une chose délaissée par beaucoup de nos soeurs musulmanes.
On va revenir aux facteurs qui ont poussé nombre des ces jeunes filles et jeunes femmes à délaisser le Hijab. Il y en a plusieurs… On ne peut pas réduire ça à un seul facteur et simplifier la chose, non, Il y a plusieurs éléments et facteurs qui ont contribué à amener ce phénomène.
C’est à partir du siècle passé qu’est apparu ce phénomène. Avant, jusqu’au 19e siècle, dans la majorité des pays musulmans, il était totalement impensable de trouver une femme qui n’avait pas au moins la chevelure voilée et qui n'était pas habillée pudiquement.
Bien sûr, ici quand on parle du hijab, c’est à l’extérieur, car du vice et de la turpitude, il y en a toujours eu, mais de manière cachée, à l’intérieur des maisons ou dans certains endroits qui étaient connus pour cela. Ce dont on parle à présent, est le fait que la femme se dévoile et montre ses atours de manière flagrante, dans la rue, au vu et au su de tous. C’est ce q'on appelle « Attabarrouj », qui a débuté surtout durant le siècle passé. Et dans certains pays, il a pris une ampleur très considérable.
Je pense par exemple à l’Egypte, où un jour une femme a arraché symboliquement son voile pour, selon elle, dire « nous sommes libres, nous nous libérons de ce carcan et de ce poids qui nous pèse et qui est le voile. » Bien sûr, ces femmes ignorantes de leur religion, à mon avis, ont voulu se libérer d’un certain nombre de traditions qui pesaient sur elles. Et ces traditions sont souvent des traditions locales qui vont souvent à l’encontre de l’islam, comme par exemple (je ne sais pas si l’on peut appeler cela une tradition) le mauvais traitement que les hommes infligent aux femmes. C’est vrai que certains hommes considèrent les femmes comme moins que rien. C’est vrai, mais alhamdoulilleh, bien au contraire, l'islam n’a rien à voir avec ça. Il rejette au contraire cette conception. Il y a également certaines traditions qui ont été héritées d'avant l’islam dans certaines sociétés qui se sont islamisées par la suite, qui continuent à perpétuer et qui vont souvent à l'encontre de l'islam. Bien sûr, ce sont souvent des choses que l’on rencontre dans des milieux ignorants et non chez des gens qui ont de la connaissance.
Donc souvent, ces femmes ont voulu se libérer de toute cette série de poids et de carcans qui pesaient sur elles, et malheureusement avec l’appui du Chaytan, se sont dit : « En se libérant du voile, on se libère de toute cette série de poids et de traditions. Et en même temps, on tend vers le modèle de la femme épanouie, libérée et émancipée, la femme occidentale. » C’est pour elles le modèle de la femme émancipée par excellence. Elles ne connaissent pas le revers de la médaille. Qu’est-ce que la « femme libérée » ? Il suffit de regarder quelques statistiques pour constater qu’on est bien loin de ce qu’on prétend.
Quels sont aussi les gens qui ont encouragé et poussé à ce mouvement de « libération des femmes » ? C’est en fait le mouvement de libération parfois de la religion. Ils veulent se libérer, et ce sont souvent des laïcs qui sont actifs dans ces mouvements. Et pour eux, le mouvement de libération de la femme consiste à la libérer de toutes les limites et de tous les enseignements de l’islam, du moins tous les enseignements qui ont trait à la pudeur de la femme.
On peut classer les gens qui sont liés à ça (d’après moi bien sûr) en 3 catégories :
La première de ces 3 catégories, ce sont les femmes ignorantes et Allah seul sait s’il y en a beaucoup ; il y a des hommes aussi, mais je parle des femmes ignorantes qui ne connaissant pas la valeur du hijab et qui ont institué le hijab, l'ont combattu croyant parfois que c’est une simple tradition.
La deuxième catégorie, ce sont les hommes qui y trouvent leur compte bien sûr et qui y trouvent profit, parce que les hommes qui laissent aller leur bestialité et qui ne font que suivre leurs instincts préfèrent voir la femme en minijupe et en décolleté plutôt que de la voir habillée correctement.
Et la troisième catégorie, ce sont les femmes dévergondées qui n’ont plus de pudeur et qui sont descendues très bas dans l'échelle des valeurs et qui sont jalouses de la chasteté et de la pudeur des femmes qui se respectent. Elles n’aiment pas les voir comme ça, car elles savent qu’elles sont éloignées de ce modèle, elles sont donc jalouses et aimeraient que toutes les femmes deviennent comme elles et se rabaissent comme elles l’ont fait.
Il y a aussi un point sur lequel il nous faut insister, c’est que le voile n’est pas un signe d’asservissement à l’homme, au père, au frère ou au mari comme le laissent croire parfois certains médias. Le voile est une adoration au même titre que la prière, le jeûne, le Hadj et que toutes les adorations prescrites par l’islam ; le hijab en fait partie également. Le hijab est donc une adoration. Si la femme porte le Hijab, ce n’est que par obéissance à son Créateur Qui le lui a demandé. Ce n'est pas pour se plier à la volonté de son père et ce n’est pas, encore une fois, un signe de soumission au père ou aux hommes de la société ...
Il faut donc que ce soit très clair, parce qu’on ignore souvent que, justement, le Hijab est une adoration de la femme et non une contrainte imposée par les hommes. Et c’est pour cela d’ailleurs que l’on remarque souvent que si on a inculqué à la fille depuis toute petite qu’elle faisait cela pour Allah et qu’Allah la voit, jamais ... elle ne retirera son voile. Mais la femme à qui on n’a jamais expliqué cela, et qui croit justement qu’elle le fait pour faire plaisir à son père ou par peur de son père et son frère…c’est ce qu’on voit parfois dans le coin de la rue, elle le met dans son sac dès qu'elle s'éloigne un peu de la maison. Ou bien si elle a peur, elle ne demande qu’une chose, se libérer de ce foulard parce qu’on ne lui a jamais expliqué pourquoi elle devait le faire, elle sent que c’est un poids. De ce fait, dès qu’elle sait que son père ou son frère ne la voit plus, elle va essayer de se libérer de son voile. Contrairement au fait que si elle le faisait pour Allah et qu’elle sait que c’est Allah qui la voit de manière constante, jamais elle ne pourra le retirer.
Il faut aussi savoir que l’islam n’a pas prescrit le voile comme un fardeau pour la femme. L’islam veut le bien de la femme ici-bas et dans l’au-delà. Ce n’est pas un fardeau ni une entrave à la liberté, au contraire, l’islam honore la femme parce qu'il lui donne une valeur. Non pas la valeur d’un morceau de viande qu’on expose à la boucherie ou d’une marchandise qu'on vend à vil prix ou qu’on expose sur le panneau pour vendre le shampooing ou autres. Pour l’islam, la femme est plus que ça. Elle est l’école pour les enfants, elle est la moitié de la société et même plus. Elle est l’école qui va former les générations futures.
L’islam compare la femme à une perle précieuse. Vous savez que la perle est toujours dans une coquille. Pourquoi ? Parce que c’est quelque chose qui la protège ... c’est quelque chose de précieux et de beau. Pour l’islam c’est la même chose vis-à-vis de la femme.
Avant de commencer à entrer dans le vif du sujet, nous allons répondre à certains obstacles, à certains doutes que nous entendons de temps à autres et qui sont une entrave à ce que la femme mette le hijab. Ce sont des arguments fallacieux et pernicieux que jettent certains ennemis du hijab ignorants, et qui sont souvent un obstacle pour que la femme adopte le hijab. Lorsqu’on parle du hijab, il faut définir ce que c’est. Ce n’est pas ce Hijab, un petit morceau de foulard, un petit morceau de tissu qu’on met sur les cheveux ou à mi-cheveux, avec en dessous des habits : pantalon serré ou un tailleur ou autre chose. Non, ce n’est pas de ça dont on parle.
Malheureusement, c’est aussi devenu un phénomène. On dit « voilà, c’est une fille voilée », non ... elle a les cheveux voilés, mais elle n’adopte pas les vêtements et sa tenue vestimentaire ne remplit pas les conditions posées par l’islam. Donc, pour définir ce qu’on entend par le hijab, c’est un hijab "char’i", un Hijab tel que défini par les textes, qui recouvre bien sûr les cheveux, la poitrine et qui ne laisse apparaître aucune forme de la femme. Elle doit donc être couverte de la tête aux pieds, bien sûr avec l’exception (divergence entre les savants) des mains et du visage et certains savants disent qu’elle doit se couvrir totalement.
Ce dont on parle ici, c’est le Hijab qui est large et qui couvre tout le corps de la femme de manière à ce qu’on ne voit pas ses formes, de la tête jusqu’aux pieds, à l’exception du visage et des mains. C’est le minimum du hijab char’i (jurisprudentielle) et c’est de ce hijab dont on parle tout le long de cet exposé incha Allah.
Le premier doute, la première question ou obstacle que la femme se pose, est que le hijab n’est pas une chose obligatoire ou que c’est une tradition ancienne des civilisations anciennes ou que c’est quelque chose de préférable, mais que ce n'est pas une obligation religieuse ; ce n’est pas fard, wajib.
Nous pouvons répondre à ce doute de plusieurs manières.
Premièrement cela montre l’ignorance de la personne qui dit cette parole. Soit elle est ignorante, soit elle fait semblant de l’être par peur de découvrir une vérité qui va à l’encontre de ses passions. Car si elle découvrait la vérité, elle ferait quand même semblant, car c’est difficile pour elle d’appliquer une telle chose. Donc soit la personne est ignorante, soit elle préfère rester ignorante tout en sachant où est la vérité puisque cela va de pair avec ses passions.
Il n’y a aucune divergence parmi tous les savants musulmans quant à l’obligation religieuse du voile. Il n’y a aucun savant qui a opposé une divergence par rapport à ce sujet. Ils sont tous unanimes quand au caractère obligatoire, (wajib donc fard), du hijab pour toute femme à partir de la puberté. Comme ils sont unanimes pour la prière, l'interdiction de l'alcool ou la fornication, ils sont unanimes quant au caractère obligatoire du voile de la femme.
Nous allons juste citer quelques versets qui prouvent cette obligation. Allah dit :
{ Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours
que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ;… }
[ Sourate 24 - Verset 31 ]
Quelles sont les preuves que les savants ont tiré de ce verset quant au caractère obligatoire du Hijab ?
La première est dans la parole d’Allah { …et de ne montrer de leurs atours que ce qu’il en paraît…}. Ce qui en paraît c’est quoi ? Le dessus de la poitrine ? Les cuisses, les mollets, la chevelure ? Non ! Il y a deux avis par rapport à « que ce qui en paraît ».
D’abord, chez les compagnons du Prophète. Ibn Massaoud a dit : « Ce qui en paraît ce sont atthiyabou addhahira, les vêtements qui paraissent parfois.»
Comme la femme qui a ses vêtements d’intérieur, parfois lorsqu’elle sort en faisant un mouvement, il y a un morceau de tissus de la robe d’intérieur ou de sa manche qui apparaît. C’est cela que veut dire ce verset { ...que ce qui en paraît … } Cela d’après Ibn Massaoud . Il est donc partisan du fait que la femme doit se voiler entièrement et que les mots dans ce verset { ...que ce qu’il en paraît ...} c’est ce qui dépasse d’un vêtement d’intérieur.
Quant à Ibn ‘Abbas , il dit : Ce qui en paraît ce sont les mains et le visage. Donc on revient à ce qu’on a dit tout à l'heure, tous sont unanimes, qu'au minimum, les seules choses que la femme peut laisser apparaître (selon cet avis) sont le visage et les mains. C’est la première preuve de ce verset.
La deuxième preuve, c’est la fin du verset { et qu’elle rabattent leur voile sur leurs poitrines… } Ce sont donc deux preuves que nous pouvons tirer de ce verset.
Dans un autre verset, dans la sourate Al-Ahzab, Allah dit :
{ Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles… }
[ Sourate 33 - Verset 59 ]
Ce verset est clair et sans équivoque, explicite, quant à l’obligation du voile pour la femme à partir de la puberté.
C’étaient deux versets coraniques. Maintenant, nous allons voir quelques hadiths prophétiques. Dans le recueil de Al-Boukhari d’après Aïcha qui dit :
« Qu’Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrées. Lorsqu’Allah a révélé le verset « qu’elle rabattent leur voile sur leurs poitrines », elles ont déchiré des morceaux de tissus et s’en sont voilé. »
Regardez l'application directe ! Contrairement à beaucoup d’entre nous. Il nous faut longtemps, insister plusieurs fois etc. Le degré de conviction ! Elles ont entendu que le verset a été révélé au Prophète et n’ont pas hésité une seule seconde !! Ce hadith est clair encore une fois que ces femmes ont compris l’obligation du voile et l'ont appliquée directement.
Dans un hadith rapporté dans le recueil de l’imam Mouslim, le Prophète dit :
« Il y a deux groupes des habitants de l’enfer que je n’ai pas encore vus : des gens porteurs de cravaches telles des queues de bœufs qu’ils utilisent pour frapper les gens, et des femmes habillées mais nues, qui marchent penchées tout en faisant pencher (= exhibitionnistes à la démarche provocatrice). Leurs têtes ressemblent à des bosses de dromadaire penchées ; elles ne seront pas admises au paradis et n’en sentiront même pas l’odeur. Pourtant celle-ci peut être sentie à une distance de tant et tant de marche » [ Rapporté par Mouslim, n° 2128 ]
L’explication de ce hadith est que la femme met des vêtements, mais ce sont des semblants de vêtements. Soit ils sont tellement courts et laissent apparaître les atours, soit ils sont tellement serrés qu'ils laissent apparaître les formes, soit transparents, etc. Selon le hadith, elles ne sentiront pas l’odeur du paradis vu les grands dégâts et la corruption qu’elles causent dans la société. Encore une fois, si le voile n’était pas obligatoire, le Prophète n’aurait pas indiqué une si grande menace qui pèse sur ces femmes.
On peut maintenant s’interroger, quelles sont les raisons qui ont poussé les femmes à arriver à ce stade ?
Il y a plusieurs raisons :
La première de ces raisons est l’absence de crainte d’Allah, ou l’ignorance de la religion. Et bien sûr, celui qui ignore la religion, et qui ignore Allah n’a pas de crainte ou en a beaucoup moins que celui qui connaît.
Deuxièmement, l’imitation aveugle de mauvais modèles. Elles se trompent de modèles. Plutôt que de prendre pour exemple les femmes des compagnons ou les femmes pieuses, elles ont pris les mannequins, les danseuses, les chanteuses, les actrices ou les sportives ou je ne sais encore quoi d’autre. Et pour elles, le chaytan enjolive ces modèles et les montrent en tant que femmes épanouies, et donc qu’il faut donc suivre pour être en harmonie avec son époque et pour être une femme émancipée. Et de là, pour beaucoup de femmes, le fait d’être voilée est considéré comme quelque chose d'arriéré, qui fait revenir à l’obscurantisme du passé qu’il faut abolir.
Egalement le fait de vouloir paraître, la concurrence entre les femmes pour montrer les plus belles parures ou les plus beaux vêtements, etc. Et bien sûr le voile empêche cela et empêche de se montrer sous sa plus belle apparence. Bien sûr les médias jouent également un grand rôle là-dedans.
Parmi les facteurs, il y a aussi chaytan. Il insuffle à la femme que le Hijab est un fardeau, un carcan. C'est lui qui insuffle aux femmes de tels doutes.
Egalement le manque d’éducation islamique reçue à la maison, ou qui est totalement absente du foyer familial. Que ce soit le père ou la mère.
Beaucoup de soeurs n’ont pas été éduquées sur le fait que le voile est une adoration et une obligation. Malheureusement, elles voient parfois leurs mères qui le portent par «tradition», ou le père qui a un mauvais comportement avec la mère, etc.
Tous ces éléments jouent pour le fait que la femme ne veuille pas ressembler à l’image qu’elle a en tête de ce voile.
C’était le premier doute.
Le deuxième doute qu’on entend parfois chez certaines de nos soeurs est qu’elles disent :
« je prie, je jeûne, je suis musulmane alhamdoulilleh, mais le hijab n’est qu’un vêtement, une apparence et n’est pas un des piliers de l’islam. Ce n'est qu’un détail et moi j’ai un bon comportement, une certaine pudeur…beaucoup de filles portent le voile mais ont un mauvais caractère. Allah ne regarde pas les apparences, mais regarde les cœurs. J’ai un bon cœur et une bonne intention… »
Donc à cela, il y a beaucoup de choses à répondre :
Premièrement, le hijab, comme nous l’avons vu, est une obligation. C’est le premier argument pour répondre à cela.
Deuxièmement, on demande à cette sœur : « Si vraiment tu avais un bon cœur, un cœur pur comme tu le prétends, est-ce que tu désobéirais à Allah de manière flagrante et constante ? Est-il logique pour quelqu’un qui dit avoir un bon coeur de désobéir à Allah de manière aussi flagrante ? Je ne crois pas… »
Egalement, le bon comportement dont tu te dis dotée ; ce bon comportement n’est pas laissé au gré de tout un chacun. C'est Allah qui définit le bon comportement. Parce que le bon comportement peut varier d’une civilisation à une autre, d'une culture à une autre…Chez nous il est défini par notre religion. Il n’est pas laissé au gré et au bon vouloir de chacun. Donc le hijab fait partie …du bon comportement avec Allah et ensuite avec les gens.
Aussi, si le cœur est bon, cela doit rayonner et apparaître sur les membres extérieurs. Bien sûr, ce que nous disons là vaut aussi pour l’homme. Si le cœur est pur, cela doit apparaître et donner ses fruits sur les membres extérieurs. Et comment voit-on cela sur les membres extérieurs ? En se pliant aux directives d’Allah.
Comme on l’a dit donc, le fait de dire « J’ai un bon cœur » et en même temps désobéir à Allah , il y a une contradiction. C'est incompatible.
Aussi les femmes qui se disent « on a une pudeur ». Si tu es vraiment pudique ma sœur, comment agrées-tu que tous les hommes qui passent à côté de toi, voient tes atours et tes charmes ? Est-ce que c’est cela la pudeur ou alors c’est une définition nouvelle ? Si la femme est réellement pudique, jamais elle n’acceptera que les hommes voient ses atours.
Egalement … quelle est la différence entre la femme mécréante et entre la femme qui obéit à Allah ? Un des plus grands signes est le voile ! C’est ce qui fait aussi la distinction entre une femme qui n’applique pas les enseignements (du moins cet enseignement-là) et une femme qui obéit à Allah . C’est donc aussi la manière de reconnaître la femme musulmane.
Il y en a aussi qui disent « nous faisons la prière et c’est bien plus important ». Ma sœur, il y a un problème dans ta prière. Soubhan Allah tu juges la prière…
Allah dit :
{ la prière éloigne des péchés et des turpitudes… } [ Sourate 29 – Verset 45 ]
Si réellement ta prière était faite correctement, cela devrait se voir dans ton comportement. Il y a donc un grand problème dans ta prière. En plus de cela, si le hijab n’était qu’une apparence, pourquoi tous les textes que nous avons cités auraient été révélés ? Et si ce n’était qu’un détail, Allah ne dirait pas que ces femmes n’iront pas au paradis ou ne sentiront pas son odeur.
Aussi par rapport à ce hadith : « Allah ne regarde pas vos apparences, mais regarde vos cœurs et vos actes. »
Dans ce hadith, comme l’a dit cheikh Ibn Taymiya , il n’y a pas un texte qu’ont utilisé les gens sans que dans ce même texte il y ait une réfutation au début ou à la fin.
La première donc, ces gens ont pris comme arguments « Allah ne regarde pas vos apparences… » Mais à la fin du hadith, il y a une réfutation car il dit « il regarde vos cœurs et vos actes » Et le hijab est un acte, comme la prière, etc.
Allah ne regarde pas vos images. Ce sont les images indépendantes de notre volonté. Celui-là est de telle couleur, celui-ci est grand, petit, pauvre, mince, etc. Mais Allah ne nous juge pas pour cela ! C’est de cela que parle le hadith.
Nous revenons à cette chère sœur. Ma sœur, en quoi cela te nuirait-il d’ajouter le voile ? Si tu pries et tu fais le jeûne, etc. c’est très bien car ce sont les piliers et ce sont des priorités. Mais qu’est-ce qui t’empêches de mettre le hijab ? En quoi cela te nuit-il de mettre le voile ? En quoi est-ce un obstacle ? Je crois que la réponse est claire…
On ne fait pas de distinctions. Celui qui t’a ordonné de faire la prière et le jeûne, t’a aussi ordonné de te voiler. Dans la religion, nous ne faisons pas de distinctions entre les obligations.
Allah dit :
{Ô les croyants ! Entrez en plein dans l'Islam, et ne suivez point les pas du diable,
car il est certes pour vous un ennemi déclaré. } [ Sourate 2 – Verset 209 ]
Rentrez dans l’islam de manière totale !
On ne fait pas de distinctions entre la prière et le voile ou entre telle obligation et telle autre.
Et dernièrement, je pose la question à cette sœur. Est-ce que tu crois que ce sera une excuse valable le jour du Jugement dernier à présenter à Allah ? Dire « moi je priais, je lisais le coran … mais je ne portais pas le voile. Est-ce que tu peux te poser cette question ? Et si Allah te pose la question, crois-tu que ce sera un bon argument devant ton Créateur pour qu’Il ne tienne pas compte de cela ?
Le troisième argument ou doute qu’on entend de temps à autre est celui qui est dit de cette manière :
« Je suis encore jeune, je veux profiter de la jeunesse, et le hijab est un obstacle à cela. Je ne pourrais plus m’habiller comme je veux et montrer ma garde-robe. Ou acheter tous les vêtements que je vois. Je ne pourrais plus les montrer.
Et en plus, le hijab m'empêche d’aller à certains endroits comme les cinémas, les plages, etc. parce que si j’ai le voile, les gens vont me remarquer et c’est la honte (« hchouma »). Donc si j’ai le voile, je ne vais pas pouvoir aller dans ces endroits… »
Pour répondre à ça ma sœur, on dit que l’islam est la soumission aux ordres d’Allah . Et si tu es musulmane, tu dois suivre les commandements et t’éloigner de ce qui est interdit, ou si ce n’est pas le cas, tu dois faire un examen de conscience et revoir ce qu’est la foi.
Aussi qu’entend-on par le fait de profiter de la jeunesse ? Est-ce que profiter de la jeunesse est synonyme de profiter du haram ? Je ne crois pas. Quand on dit « profiter de la jeunesse » c'est justement profiter de la jeunesse na’am (oui), mais dans les limites qui sont fixées par la législation et non se laisser aller à ses passions. Et bien sûr, chacun a des passions qui sont contre la législation, et chacun a un fléau qui lui est propre. Mais l'islam est synonyme de combat, de force et de sacrifices. Chacun doit sacrifier certaines de ses passions pour plaire à Allah . Personne n’est dénué de passions et personne ne peut dire qu’il n’y a rien parmi les choses interdites qui le tente. Non. Chacun a ses obstacles, mais l’islam implique un certain effort et un certain sacrifice. Et en plus de cela, avec ces arguments, tu perds un immense mérite. Il y a un immense mérite qui te passe sous le nez !
Sache que le Jour dernier, parmi les choses sur lesquelles nous serons questionnés, il y a notre jeunesse ! Dans quoi avons-nous passé notre jeunesse ! C’est donc quelque chose de très important, car c’est à ce moment-là que se fait « l'examen ». Quand tu auras 60 / 70 ans et que tu vas mettre le voile, l’examen sera presque fini …
Dans le hadith qui parle des sept qui seront sous l’ombre d’Allah le jour où il n’y aura que Son ombre, le Prophète a cité les jeunes qui ont grandi dans l’adoration d’Allah.
Je te pose aussi la question ma sœur ; est-ce que tu seras capable le Jour dernier, de partager les péchés de beaucoup d'hommes dont le regard s’est dirigé vers toi ?
Car la femme qui montre ses atours, dès qu’elle sort de chez elle, partage tous les péchés de tous les regards qui se tournent vers elle. Elle porte une part de péchés. Bien sûr, les hommes se doivent de baisser le regard, mais la femme moutabarrija (non voilée, qui montre ses atours) partage les péchés de ceux qui la regardent. Faites un peu le bilan du nombre de péchés récoltés à chaque sortie !
De plus, en te dévoilant, tu fais du mal à tout le monde. D’abord à toi-même en désobéissant à Dieu et récoltant des péchés. Mais tu fais également du mal à ta famille. Comment ? Un père et une mère musulmane , cela leur fait mal de voir leur fille "mal habillée". Donc, ça fait du mal à ta famille, à toi-même et à l’ensemble de la société.
Un savant avait comparé la femme moutabarrija à un marchand ambulant. Le marchand ambulant expose et enjolive sa marchandise et la fait passer partout pour que les gens l’achètent. Cette femme moutabarrija est donc comparée à un marchand ambulant, qui propose sa marchandise à tous les regards comme toute marchandise au marché ! Et donc, je ne crois pas qu’une femme pleine de pudeur et de dignité puisse tolérer que tous les hommes la dévorent du regard et je suis sûr que toute femme sensée ... rougirait elle-même si elle réfléchissait réellement au fait que tous les hommes sur son passage ou beaucoup d’hommes la dévorent du regard.
Ce qui est triste également, ce sont les parents qui répètent que leur fille est jeune et doit profiter de la vie. Incha Allah on va y revenir.
Pour terminer sur ce point, on doit dire que le voile ne signifie pas la prison et cela n’empêche pas de profiter de la jeunesse mais selon, bien sûr, certaines règles fixées par le Créateur. Et le fait que cela t’empêche d’aller dans certains lieux de débauche, est un bien pour toi. Si cela t’empêche d’aller sur des plages où il y a la mixité, (des hommes et des femmes à moitié nu) ou autres, ce n’est que pour ton bien.
Et c’est ici aussi que je lance un appel aux sœurs qui sont voilées, et même si elles sont mal voilées, qui ne montrent pas parfois l’exemple. Il faut savoir mes sœurs qu’à partir du moment où vous mettez, même le morceau de tissu sur la tête, les regards se tournent quand même d’une certaine manière vers vous. Il faut donc faire attention. Ceci comme l'homme qui laisse pousser la barbe ou qui a une certaine apparence, il doit doublement faire attention à ce qu’il fait. Pourquoi ? Parce que, si les gens le voient, de deux choses l’une : soit, il vont en profiter pour taper sur l’islam, soit il y aura des gens qui diront « si cela n’était pas bien, ce barbu ou cette voilée n’irait pas là… » Il faut donc faire doublement attention à ce que l’on fait.
Le cinquième doute : La personne qui dit : « Je mettrai le voile le jour où je serai totalement convaincue ; maintenant je ne le suis pas encore. Mais le temps viendra et je serai convaincue et je le porterai. » Ou encore : « ça me gêne en été quand il fait chaud… » Ou encore : « Le voile me donne une apparence qui n’est pas très attirante, et je suis plus jolie sans. »
On dit par rapport à cela, que si les hadiths de ton Prophète et les textes de ton Créateur ne te suffisent pas, je ne sais pas ce qui pourrait te convaincre. Et celui qui craint Allah et l’adore réellement, s’empresse de répondre à Son appel et appliquer Ses ordres.
Allah dit :
{ Il n’appartient pas à un croyant ou une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. } [ Sourate 33 – Verset 36 ]
C’est une question d’obéissance ou de désobéissance. Il faut choisir son camp.
Et le verset a lié la foi à l’acceptation de l'ordre. La foi implique qu’on accepte l’ordre et les croyants ne choisissent pas sur le choix d’Allah et Son messager.
Puis on dit aussi, que cette conviction qui te manque tu dois l’acquérir. Ou bien attends-tu une révélation ? Tu dois chercher des arguments pour te convaincre puis ensuite appliquer.
Quant à la chaleur, je te citerai juste un verset qui dit :
{ Dis : « Le feu de l’Enfer est plus intense en chaleur. » —S’ils comprenaient !— }
[ Sourate 9 – Verset 81 ]
Donc si tu n’es pas capable de supporter un peu de chaleur comme sacrifice pour ta religion, regarde combien de femmes ont sacrifié leur vie pour leur religion, comme par exemple Soumaya et d’autres femmes qui ont été tuées par Qoreich ou d’autres femmes encore qui ont sacrifié leur vie (ou d’autres choses très importantes) pour leur religion. Si toi tu n’es pas capable de supporter un peu de chaleur pour cette religion, à ce moment-là bien sûr, il faut revoir ta foi.
Le sixième doute, est de dire que le fait de ne pas se voiler est devenue une chose courante et habituelle. Et la majorité des femmes ne se voilent plus, donc ça n’attire plus l’attention. Et en même temps, le fait de trop insister là-dessus à notre époque c’est un peu dur. Ou bien, puisque la majorité des femmes ne sont pas voilées. Est-ce qu’on va dire qu’elles sont toutes égarées ?
Nous disons que par rapport à ce concept de la facilité de la religion, la religion est facile en elle-même et Allah veut pour nous la facilité. Mais est-ce que la facilité est de se débarrasser de toutes les obligations et de suivre ses passions ? Non ! Ce n’est pas cela la facilité, mais au contraire c’est la difficulté. Il faut donc bien comprendre ce concept de facilité en islam.
"Ceux qui disent que le voile est obligatoire sont sévères et durs" : est faux ! C’est l’islam tout court. On ne rajoute rien. On ne dit pas en même temps qu’il faut que tu portes 10 kilos sur ta tête, 20 kilos dans chaque main et un gros sac sur ton dos pour rendre la chose difficile. Non ! Cela serait l’exagération dans la religion, ce qui est tout à fait interdit. Ajouter à la religion est quelque chose de très grave. Mais dans notre cas, les versets sont là et c’est tout ... Ce n’est pas une preuve de sévérité que d’appeler à appliquer les obligations de l’islam. Ou alors, appeler à la prière est aussi une preuve de sévérité.
Egalement, le fait dire que cela n’attire plus l’attention aujourd’hui est complètement faux et démenti par la réalité. En effet, on peut voir que les filles qui s’exposent le plus aux nuisances ne sont pas les filles habillées correctement. Les filles qui s’exposent aux nuisances, aux agressions et autres sont souvent, dans 99% des cas, des filles qui ne sont pas habillées convenablement.
Par rapport au fait de dire « est-ce que la majorité des femmes sont égarées car elles ne sont pas voilées ».
Si maintenant la majorité des gens ne priait pas, est-ce qu’on va dire qu’il ne sont pas égarés ? Non. Toute personne qui va à l’encontre de l’islam est égarée sur ce point-là. Pas toute personne qui fait une chose contraire à l’islam est égarée, mais elle est « égarée » dans le sens où elle va à l’encontre de l’islam.
Allah dit :
{ Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier d’Allah :
ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges. }
[ Sourate 6 – Verset 116 ]
Donc la multitude ou la minorité n’est pas un argument chez nous. Egalement dans un hadith, le Prophète dit :
« Bonne nouvelle aux étrangers. »
Et dans une des versions du hadith, il est dit :
« Ce sont des gens pieux dans une multitude de gens mauvais. »
Le sixième doute, c’est ce qu’on entend souvent parfois : « Je vais mettre le voile incha Allah, mais une fois que je serai mariée. Je suis encore un peu jeune. Alors il faut profiter un peu de la jeunesse, mais une fois mariée, je vais me
voiler. »
Là, malheureusement, il faut dire que certains parents ont également cette idée. Ils laissent leur fille non voilée à la limite comme une marchandise. Elle a plus de chances d’être acheté ! « Si elle est non voilée, elle va trouver un mari plus facilement. » Nous savons donc que leur pensée est fausse.
Il y a aussi pour certains - que je ne comprends pas non plus - pour qui l’islam est comme une prison. Il faut profiter encore un peu avant d’être "asphyxié". Une fois qu’on met le voile, on est dans une prison. On ne verra plus la lumière du soleil. C’est cela qu’on comprend parfois de certains de ces arguments, même si c’est indirect.
On demande aussi à cette sœur, qui peut garantir qu’elle vivra jusqu’à pouvoir se marier. Et si elle mourait avant, en état de désobéissance ?
En plus de cela, en étant "mal habillée", crois-tu que tu trouveras un mari pieux ? Un homme bien et pieux viendra-t-il te demander alors que tu es dans cet état ? Au contraire ! Si tu veux te voiler après le mariage et pratiquer comme il faut, ce n’est pas de cette manière que tu trouveras un mari qui t’aidera à pratiquer l’islam. En général, quelqu’un de vraiment bien ne va pas se marier avec une fille qui est "mal habillée", mais va plutôt se chercher une femme "bien habillée".
Il ne faut pas mal me comprendre. Je sais qu’il y a des filles non voilées qui sont mieux que certaines filles qui sont voilées. On le dit clairement. Il y a des filles voilées, qui lorsqu’elles entrent dans le métro par exemple, commencent à faire entendre leur rire et se font remarquer. Il y a des femmes qui ne mettent pas le voile, mais qui ont une certaine pudeur et une retenue dans leurs gestes.
C’est un constat réel. Mais malgré cela, on dit que l’homme pour se repérer, va en général chercher une femme qui est habillée correctement. Donc, la seule chose que tu risques d’avoir est un mauvais mari.
Il faut également savoir qu’en islam, la notion de jeunesse est souvent mal comprise, même chez les hommes. Chez les hommes on vient à dire : « Il fait les 400 coups jusqu’à 23 ou 25 ans. Et c’est bon il est encore jeune. »
Quelle est la notion de jeunesse ? La personne est responsable à partir du moment de la puberté. Apartir du moment où la personne est pubère, elle doit s’acquitter de ses obligations religieuses et donc la femme doit porter le voile.
Cette notion de jeunesse n’est pas seulement une notion linguistique. Ou comme la majorité à 18 ans ou autres. Non ! A partir du moment où la sœur est pubère, elle se doit de mettre le voile. Et c’est ça, même si elle est encore jeune linguistiquement, on ne peut pas dire « Voilà, elle est encore jeune, etc. »
En plus, cette notion de jeunesse est quelque chose de très flou. Si à 30 ou 40 ans elle est encore jeune et elle ne va donc pas se voiler jusqu’à ce qu’elle ait 60 /70 ans. C’est à cela que l’on va arriver. En plus de ça aussi, dans cette parole-là, il y a un manque de sincérité, parce qu’on dirait qu’elle va le faire pour son mari. Quand elle dit qu’elle doit se marier d'abord puis porter le voile. Non ! Elle doit le faire pour Allah et le plus rapidement possible.
Et le septième doute, c’est ce qui arrive parfois à certaines sœurs qui voudraient s’habiller correctement mais dont le mari ou la famille refuse. Elles sont donc obligées d’obéir à leurs parents.
La réalité de la servitude à Allah veut dire la soumission à Ses ordres. Et parmi ce qui découle de cette soumission, il y a le fait de faire prédominer le jugement d’Allah et son obéissance à tout autre ordre ou obéissance, et de rechercher Sa satisfaction avant la satisfaction de toute autre personne. Le Prophète nous a donné une règle en or dans ce hadith où il dit :
« Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance du Créateur. »
Je te pose aussi une question : « Tes parents ou ton mari te seront-ils d’un secours le Jour du Jugement dernier ? Vont-ils repousser de toi la colère d’Allah ? » Non ! Ce jour-là, chacun dira « nefsy, nefsy » (mon âme, mon âme), même les Prophètes.
Imagine ton père aujourd’hui ; s’il t’arrivait quelque chose, il ferait tout pour te sauver, et tu ferais de même pour lui. Mais ce jour-là, chacun (comme on dit dans le jargon) se niera. Ton père viendra te demander quelques bonnes actions et tu le lui refuseras. Tu voudras sauver ta peau, tellement ce jour-là sera un jour grandiose. Donc à ce moment-là, ni ton père, ni ta mère, ni ton mari ne seront là pour te sauver de "la colère d’Allah".
Bien sûr, on dit ici qu’il ne faut pas répondre de manière trop violente. Il faut bien sûr parler à ses parents de la meilleure manière, car il y a parfois l’ignorance et autres. Il y a les médias qui jouent un rôle. Il faut donc parler de la meilleure des manières, c'est-à-dire leur inviter quelqu’un en qui ils ont confiance ; un imam ou quelqu’un qui a de la connaissance. Ou alors une cassette ou un livre. Il ne faut pas non plus réagir de manière irréfléchie, mais en finalité, si les parents ne veulent pas accepter cela, on ne doit pas leur obéir sur ce sujet-là.
Et enfin, le dernier doute que l’on peut souvent trouver, c’est le fait de dire : «J’aimerais me voiler, mais je suis gênée». Surtout pour les filles qui n’ont pas porté le voile dès le plus jeune âge. « Que vont dire les gens ? ... ». Le qu’en dira-t-on et les remarques des gens, etc. Bien sûr, il y en aura toujours pour faire certaines remarques, comme par exemple : « Tu étais plus jolie avant sans le voile. Tu faisais plus jeune… ». Tout cela pour dissuader cette fille.
Bien sûr, cette moquerie entre les croyants et les non croyants a toujours existé et a même été citée dans les textes du Coran. Ceux qui ne croient pas vont toujours dire aux croyants qu’ils sont des arriérés, des bêtes simplistes qui n’ont pas de logique, etc.
Et bien sûr, cela est une épreuve pour les croyants. Allah dit :
{ Si vous vous moquez de Nous, eh bien, Nous Nous moquerons de vous, comme vous vous moquez (de Nous).
Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l'humiliera, et sur qui s'abattra un châtiment durable! }
[ Sourate 11 – Verset 39 ]
Le Prophète dit également le hadith suivant, rapporté par l’imam Tirmidhi :
« Celui qui recherche la satisfaction d’Allah, même si ça entraîne la colère des gens, Allah est satisfait de lui et fait que les gens soient satisfait de lui aussi. Et celui qui recherche la satisfaction des gens par la colère d’Allah, Allah est en colère contre lui et met les gens en colère contre lui. »
Et encore une fois, il n’y a pas d’islam sans certains sacrifices. On répond également à cette sœur : « Dans d’autres choses, que ferais-tu si les gens se moquaient de toi ? » De nos jours, les gens se moquent des ceux qui ne sortent pas avec quelqu’un du sexe opposé et pour eux, quelqu’un qui n’a pas de relations avant le mariage est quelqu'un de complexé. Si les gens commencent à se moquer de cela, qu’allons-nous faire ? Allons-nous tous faire la fornication pour leur plaire ? Ou alors, si les gens se moquent de telle ou telle adoration dans l’islam ou la critiquent, allons-nous l'abandonner pour peur plaire ? Non !
Donc pour terminer, je fais un appel à toutes mes sœurs. Allah est témoin qu’on veut du bien pour ces sœurs-là ; c'est « nassiha » (conseil). On ne veut que le bien pour elles pour leurs familles et pour la société toute entière.
Je demande donc à ces sœurs de réfléchir à ce sujet et de revenir à leur Seigneur avant qu’il ne soit trop tard en appliquant Ses ordres et en s’éloignant de Ses interdits.
Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur le Prophète Mohammed ainsi que sur ses compagnons et ceux qui le suivent. Et notre dernière parole est de remercier Allah, le Seigneur des mondes (AlhamdouliLehi rabbil ‘Alamin).
http://www.sajidine.com
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Le port du voile
La Femme Musulmane observe le voile légal chaque fois qu'elle sort de sa maison ; c'est l'habit islamique que les textes du Saint Coran et les Hadiths du Messager d'Allah ont déterminé sans équivoque. Elle ne doit pas quitter sa maison ou apparaître devant des hommes , autres que ceux qui lui sont interdits en mariage, parfumée ou maquillée. Elle sait que le Saint Coran a catégoriquement interdit de tels actes.
{ Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qu'en paraît et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris ou à leurs pères ou à leurs frères ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou aux femmes musulmanes ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants ! afin que vous récoltiez le succès } [Sourate 24 - Verset 31 ]
La femme musulmane consciente ne fait donc pas partie de cette catégorie de femmes sous-habillées que connaît la société moderne, des femmes égarées et déviées de la voie d'Allah ; par contre la femme musulmane tremble de peur de la terrible image tracée par le Messager d'Allah sur ces femmes dévoilées et maquillées qui vivent dans la débauche et la corruption morale :
« Je n'ai pas vu pire que deux catégories d'habitants de l'enfer, ceux avec des fouets semblables aux queues de vaches et dont ils se servent pour fouetter les gens ; et la deuxième composée de femmes nues, vaniteuses dont les têtes ressemblent aux dos de chameaux à cause de leurs toilettes artificielles ; elles n'auront guère accès au Paradis et ne peuvent même pas sentir sa brise car elle est si distante » [Rapporté par Muslim].
La femme musulmane mûre, qui a appris l'Islam pur et grandit dans un milieu sain sous sa coupole, n'observe pas le voile islamique par tradition ou habitude, mais elle l'observe par conviction et avec un coeur plein de foi dans le commandement d'Allah le Tout Puissant.
Elle est convaincue que cette religion est révélée par Allah pour préserver la femme de la séduction, de la dépravation et de l'égarement. Elle l'accepte par conséquent avec un esprit satisfait, un coeur serin et une profonde conviction tel fut le cas des femmes des Muhajirs (les émigrés de Makka Al Mukarrama) et des Ansars (les partisans du Prophète à Al Madina Al Munawara) le jour où Allah révéla son commandement qui trancha sur cette question une fois pour toute.
Al Bukhari rapporta que Aicha [qu'Allah soit satisfait d'elle] mère des croyants disait :
« Qu'Allah ait en sa miséricorde les premières femmes Muhajirs (les femmes émigrées) quand Allah dit: Qu'elles rabattent leur voile sur leur poitrine elles coupèrent leurs robes pour les rabattre sur leurs poitrines . Dans une version de Al Bukhari aussi : « Elles coupèrent leurs robes à partir des bordures pour en voiler le visage ».
Dans une version rapportée par Safiya bent Chayba [qu'Allah soit satisfait d'elle]:
« Nous nous trouvions chez Aicha en train de parler des bienfaits des femmes de Kuraich quand Aicha dit : les femmes de Kuraich ont des bienfaits sur nous et par Allah je n'ai jamais vu mieux que les femmes des Ansars ni plus croyantes en la révélation ! la sourate de la Lumière fut révélée: " Qu'elles rabattent leur voile sur leur poitrine " et les hommes se tournèrent vers elles leur récitant les versets révélés par Allah sur leur sujet, chaque homme en récitait à sa femme, sa fille, sa soeur et à toute femme proche ; toutes les femmes s'exécutèrent et utilisèrent les tissus de voyage pour se voiler en toute conviction par les révélations d'Allah ; elles suivirent le Messager d'Allah toutes voilées » [Rapporté par Muslim].
Qu'Allah ait les femmes Muhajirs et Ansars dans sa miséricorde, elles ont une foi solide et un Islam sincère. Elles se sont soumises au Coran dès sa révélation !
Toute croyante sincère en Allah et en son Messager doit suivre l'exemple de ces femmes vertueuses et observer ainsi le voile islamique distingué sans porter d'intérêt aux femmes nues et maquillées autour d'elles.
Ceci me rappelle la brave position d'une fille universitaire musulmane voilée qui n'est pas moins exemplaire que les femmes Muhajirs et Ansars. Un reporter, visitant l'université de Damas, lui demanda la raison de son voile et comment elle supporte la chaleur infernale de l'été, elle lui répondit : « Dis : le feu de l'enfer est plus infernal ».
C'est par de telles filles musulmanes conscientes et pures que les familles musulmanes sont fondées et que les générations futures sont éduquées et que les hommes constructeurs sont formés ; et elles sont nombreuses louange à Allah .
Le voile islamique n'est pas une innovation de l'Islam, toutes les religions d'Allah avaient incité la femme à se voiler avant l'avènement de l'Islam et c'est ce que nous démontre ce qui reste de ces religions qui ont été altérées et dénaturées.
Nous constatons cela dans le décent habit des nonnes chez les chrétiens vivant dans les pays islamiques ou occidentaux et dans la coiffure de la femme chrétienne chaque fois qu'elle se rend à l'église. Le désaveu impudique actuel du droit de la femme au voile est un désaveu de toutes les religions divines depuis celle d'Abraham, Moise, Jésus [sur eux la paix] jusqu'à la religion pure de l'Islam.
C'est un désengagement de la religion d'Allah l'Unique qui la révéla à l'humanité entière pour tous les temps, la religion annoncée par son Messager , génération après génération, afin d'enraciner les valeurs de droiture, de vertu et du bien dans l'esprit humain et guider l'homme sur son chemin, le chemin de l'unité et de la soumission à sa volonté :
{ Les hommes ne formaient (à l'origine) qu'une communauté. Puis ils divergèrent. Et si ce n'était une décision préalable de ton Seigneur, les litiges qui les opposaient auraient été tranchés } [ Sourate 10 - Verset 19 ]
{ "Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien. Car Je sais parfaitement ce que vous faites. Cette communauté, la vôtre, est une seule communauté, tandis que Je suis votre seigneur. Craignez--moi donc" } [ Sourate 23 - Versets 51-52 ]
{ Et celle (la vierge Marie) qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d'elle ainsi que de son fils, un signe pour l'univers. Certes, cette communauté qui est la votre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-moi donc. } [ Sourate 21 - Versets 91-92 ]
Mohammad Ben Jamil Zino
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Le Hijab
Le hijab islamique est pour la femme le fait de couvrir ce qu'il lui est interdit de montrer. Donc elle couvre tout ce qu'elle doit couvrir. Premièrement, elle doit couvrir son visage car cela est une tentation pour les personnes qui la désire.
Par conséquent, la femme doit couvrir son visage devant les hommes qui ne sont pas des mahrams pour elle. Et pour ceux qui déclare que le hijab islamique consiste à couvrir la tête, les épaules, le dos, les pieds, les mollets et les avant- bras alors qu'il lui permettent de découvrir son visage et ses mains, ceci est vraiment très étonnant.
Ceci parce qu'il est bien connu que la tentation se trouve dans le fait de regarder le visage. Alors comment peut-on dire que la shariah ne permet pas à la femme de montrer son pied mais lui permet de montrer son visage?
C'est impossible qu'il y est dans l'estimée, sage et noble shariah, une contradiction. Pourtant chacun sait que la chose la plus recherché après l'aspect de la femme est son visage.
Si vous dites à un éventuel marié que le visage de la femme est moche mais qu'elle a de beaux pieds, il ne lui fera pas de proposition (de mariage).
Cependant si vous lui dites qu'elle a un beau visage mais que ses mains, paumes, ou ses mollets sont moins beaux, il lui fera une proposition (de mariage).
A partir de là on peut en conclure que le visage est la première chose qui doit être couverte.
Il y a également des preuves tirés du livre d'Allah et de la Sounna de notre prophète .
Il y a aussi des preuves dans les paroles des compagnons, des principaux imams et des grand savants ou érudits de l'Islam qui indiquent qu'il est obligatoire pour la femme de couvrir tout son corps en présence d'hommes qui ne sont pas des mahrams. Ceci indique, évidemment, qu'il est obligatoire pour la femme de couvrir son visage devant ces hommes.
Cepandant ce n'est pas l'endroit pour citer toutes ces autorités.
Et Allah est le plus savant.
Shaikh ibn Uthaimin
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Preuves du jilbab dans le Coran
Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.
(La Lumière: 30-31)
Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient.
(La Lumière: 60)
Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète]! et vous purifier pleinement.
(Les Coalisés: 33)
Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d'Allah, un énorme pêché
(Les Coalisés: 53)
O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (Jalabibihinna): elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. ALLAH est Pardonneur et Miséricordieux
(Les Coalisés: 59)
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Le voile est une obligation Divine
Conformément à la parole d'Allah
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès. (Sourate An-nour Verset 31)
Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. (Sourate Al Ahzab Verset 33)
Qu'il couvre l'ensemble du corps excepté le visage et les mains
Il y a plusieurs hadiths qui prouvent que la femme peut montrer son visage et ses mains.
Jabir bin 'Abdullah (raa) rapporte:«J'ai assisté à la prière de la fête (al 'aïd) avec le Messager d'Allah , il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adhan), ni mineur (iqama). Ensuite, il se leva, s'appuya sur Bilal, et ordonna aux gens la crainte d'Allah, les exhorta à son obéissance, les sermonna et leur fit le rappel.Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il (sas) leur dit: "faîtes l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer."
Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit: "Pour quelle raison? Ô Messager d'Allah!"
Il dit : "car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez."
Il dit: "elles se mirent à faire l'aumône de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal."»
Ce hadith est une preuve claire (que la femme peut montrer son visage et ses mains), et c'est pour cette raison que nous l'avons cité car dans le cas contraire, le narrateur n'aurait pas pu décrire cette femme, en disant qu'elle avait les joues foncées. (Rapporté par Moslim)
Ibn 'Abbas (raa) rapporte d'Al Fadl bin 'Abbas:«Une femme de Khath'am questionna le Messager d'Allah lors du pélerinage d'adieu (le jour du sacrifice), al fadl bin 'Abbas était derrière le Messager d'Allah, al Fadl était un homme radieux...Le Prophète s'arrêta pour répondre aux gens.»
Al fadl bin 'Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme.
Selon une autre variante: "une femme radieuse."
Et selon une autre variante: "Al Fadl se mit à la regarder, elle lui plût [et elle le regardait aussi], le Messager d'Allah le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté." (Rapporté par Bokhari & Moslim)
Et selon une autre variante: "Je la regardais" Le Prophète m'a vu et a détourné mon visage du sien, ensuite je l'ai regardé (une deuxième fois) et il détourna mon visage du sien; il fit cela trois fois et moi je n'ai pas arrêté. (Les narrateurs de ce hadiths sont sur, mais si Al Hakam bin 'Otayba ne l'a pas entendu d'Ibn 'Abbas alors il est discontinue (monqati').
Cette histoire est aussi rapportée par 'Ali bin Abi Talib (raa), qui dit:«Que le Messager d'Allah fut questionné après avoir lapidé les stèles.»
Il (raa) ajouta: «Al 'Abbas lui dit alors: "Ô Messager d'Allah! Pourquoi as tu tourné la tête du fils de ton oncle?" Il répondit: "J'ai vu un jeune et une jeune, et j'ai voulu les protéger du diable." (Rapporté par Al Tirmidhi, Ahmad et Al Diha' avec une chaîne de narrateur authentique)
Ce hadith, comme celui qui le précède prouve que le visage de la femme n'est pas une nudité ('awra).
Ibn Hazm (raa) a dit:«Si le visage était une nudité ('awra), pourquoi n'a t'il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a t'il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn 'Abbas n'aurait pas su si elle était belle ou non.»
Sahl bin Sa'd (raa) rapporte:«Une femme est venue chez le Messager d'Allah (alors qu'il était à la mosquée), elle dit:"Ô Messager d'Allah! Je suis venu m'offrir à toi!"
Le Messager d'Allah la regarda de haut en bas, puis baissa la tête. Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas, elle s'est alors assise.» (Rapporté par Bokhari & Moslim)
'Aïcha (raa) rapporté:«Les femmes croyantes voilées par leurs habits, assistaient à la prière du matin avec le Prophète, puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir.»
La preuve dans ce hadith c'est, sa parole:«sans que personne ne les reconnaissent, tellement il faisait noir.» Ce qu'on peut comprendre c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnues et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.»
Ensuite, je suis tombé sur une autre variante qui éclaira (les autres):«sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre.» (Rapporté par Abou Y'ala dans son Mosnad avec une chaîne de narrateur authentique selon 'Aïcha)
Fatima bint Qays (raa) rapporte:«Qu'Abou 'Amr bin Hafs (raa) la répudia définitivement.»
Et selon une autre variante:«Pour la troisième et dernière fois» Lors de absence... Elle alla chez le Messager d'Allah et lui expliqua cela...
Il lui ordonna de passer la période (al 'ida) chez Oum Sharik, ensuite il a dit: "C'est une femme dont mes Compagnons ont peur, va plutôt chez Ibn Oum Maktoum; car c'est un homme aveugle, tu pourras retirer ton voile chez lui.»
Et selon une autre variante:«Va chez Oum Sharik! Oum Sharik est une femme Ansar très riche, très généreuse et qui a beaucoup d'invités.
Je dis alors: "Je vais le faire!" Il a dit: "Ne le fais pas, car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou que tes habits découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimeras pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdullah bin Oum Maktoum (l'aveugle)...
...et si tu retires ton voile, il ne te verra pas.
Je suis donc allée chez lui, lorsque ma période ('ida) fut terminée. J'ai entendu l'appel à la prière), je suis alors allée à la mosquée et j'ai prié avec le Messager d'Allah.
Après avoir terminé la prière, il s'est assis sur la chaire (minbar). Il dit alors: "Je ne vous ai pas rassemblé dans le but de vous faire des recommandations ni des avertissements, mais je vous ai rassemblé car Tamim al Dari était un chrétien et il est venu me prêter allégeance et s'est converti à l'Islam. Il m'a raconté une histoire sur l'Antéchrist; qui correspondait à ce que je vous avais dit à son sujet...» (Rapporté par Moslim)
Ce hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) (apparente), car le Prophète a permit à Bint Qays que les hommes la voient avec un khimar, c'est-à-dire, ce qui couvre la tête qui doit être couverte et pas le visage.
C'est pour cette raison que le Prophète avait peur que son khimar glisse et dévoile ce qui est interdit. Il lui ordonna alors ce qui était meilleur pour elle, c'est-à-dire, d'aller chez Ibn Oum Maktoum (l'aveugle) car il ne la verrait pas si elle enlèverait son khimar.
Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète , car Fatima bint Qays (raa) à la fin de 'ida, a entendu le Prophète raconter l'histoire et la conversion de Tamim Al Dari.
Et, il est rapporté dans la biographie de Tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire.
Cela prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des versets du jilbab, donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).
Ibn 'Abbas (raa) rapporte:
«Qu'il fut questionné: "As-tu assisté à une fête (al 'aïd) avec le Prophète ?" "Oui" Répondit-il, mais grâce à mon jeune âge.» Je l'ai vu au moment où il arriva au signal qui était auprès de la maison de Kouthayyir bin al Salt, arrivé-là, il pria.»
Il dit: "Le Prophète est arrivé et je le vis prendre place parmi les hommes. Ensuite, il se rendit chez les femmes en compagnie de Billal."
Il récita aux femmes le verset suivant:
يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ عَلَى أَن لَّا يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا وَلَا يَسْرِقْنَ وَلَا يَزْنِينَ وَلَا يَقْتُلْنَ أَوْلَادَهُنَّ وَلَا يَأْتِينَ بِبُهْتَانٍ يَفْتَرِينَهُ بَيْنَ أَيْدِيهِنَّ وَأَرْجُلِهِنَّ وَلَا يَعْصِينَكَ فِي مَعْرُوفٍ فَبَايِعْهُنَّ وَاسْتَغْفِرْ لَهُنَّ اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
Ô Prophète! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles. Allah est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux. (Sourate Al Moumtahanah Verset 12)
Il récita ce verset jusqu'au bout, et dit ensuite: "Acceptez-vous cela?" Une des femmes présente répondit - et c'était la seule qui répondit - : "Oui, ô Prophète d'Allah!"
Ensuite il leur adressa des admonestations et des exhortations et leur ordonna de faire l'aumône.
Il dit: "Bilal étendit son vêtement; et je vis alors les femmes puiser avec leur mains (les aumônes) et les lancer dans le vêtement de Bilal."
Et selon une autre variante:
«Elles se mirent à lancer leur anneaux et leur bagues dans le vêtement de Bilal, ensuite Bilal accompagna le Prophète chez lui." (Rapporté par Bokhari)
Cette histoire eut lieu, lorsque les femmes prêtaient allégeance au Prophète , et c'est une preuve qu'elle eu lieu après l'ordre du jilbab. Et cet ordre eu lieu à la troisième année de l'hégire alors que le verset du prêtement d'allégeance avait été révélé à la sixième année de l'hégire.
Soubay'a bint Al Harith (raa) rapporte:
«Qu'elle était marié à Sa'd bin Khawla. Il décéda lors du pèlerinage d'adieu, (il participa à la bataille de Badr). Elle accoucha avant la fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.
Abou al Sanabil bin Ba'kak la rencontra à la fin de ses lochies, elle s'était mise du collyre dans les yeux et (s'était fait belle). Il lui dit alors: "Soit bonne envers toi même!" - ou une parole semblable. "Peut-être cherche-tu à te marier? Mais cela (ne t'ai permit) qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari. Elle dit alors: "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai raconté ce que m'avait dit Abou al Sanabil bin Ba'kak." Il me dit: "Son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché."» (Rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'Aïcha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (hassan).
Il se trouve aussi dans les deux Authentiques, c'est-à-dire: Sahih Bokhari et Sahih Moslim)
Ibn 'Abbas (raa) rapporte:
«Une femme priait derrière le Messager d'Allah , c'était une très belle femme, (Ibn 'Abbas a dit: "Par Allah! Je n'ai jamais vu une femme semblable.") Certains hommes se m'étaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras (et ils écartaient leurs bras).» (Rapporté par Ashab al Sounnan et al Hakim et il a été authentifié et approuvé par al Dhahabi)
C'est alors qu'Allah révéla:
وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَقْدِمِينَ مِنكُمْ وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَأْخِرِينَ
Et c'est bien Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et c'est Nous qui sommes l'héritier [de tout]. (Sourate Al Hijr Verset )
Tous ces hadiths prouvent clairement qu'il est permit à la femme de montrer son visage et ses mains et appuient le hadith de 'Aïcha cité précédemment et explique le sens du verset:
« إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا »
« que ce qui en paraît »
Comme il a été cité précédemment jusqu'à ce qu'Il dise :
« وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ »
« et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines »
Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.
Qu'il ne soit pas une parure en soit
Conformément à la parole d'Allah citée précédemment se trouvant dans la sourate An-nour verset 31 :
Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.
وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ
« et de ne montrer de leurs atours »
Ce verset dans son général, désigne aussi les vêtements apparents s'ils sont (une parure) qui attirent les regards des hommes, et ce qui confirme cela c'est la parole d'Allah :
Ce verset dans son général, désigne aussi les vêtements apparents s'ils sont (une parure) qui attirent les regards des hommes, et ce qui confirme cela c'est la parole d'Allah :
وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى
Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). (Sourate Al Ahzab Verset 33)
Et la parole du Messager d'Allah :
« Trois catégories de gens ne te poses pas de questions à leur sujets, car ils font parti des perdants:
*** Un homme qui s'est séparé du groupe (al jama'a) et a désobéi à son imâm puis est mort ainsi.
*** Une servante ou un servant qui a fuit (son maître) et est mort(e) ainsi.
*** Et une femme dont le mari s'est absenté, lui laissant des provisions, et (elle) s'est exhibée (al-tabaroj) après son départ.
Ne te poses pas de questions à leur sujets.» (Rapporté par Al Hakim et Ahmad et sa chaîne de narrateur est authentique, al Hakim a dit: il est conforme à la norme (de Bokhari et Moslim) et je ne lui connais pas de défectuosité, il a été approuvé par Al Dhahabi.)
Et s'exhiber (al tabaroj), c'est le fait que la femme montre ses parures, ses beautés et ce qu'elle doit cacher, car cela éveille les envies de l'homme.
Le but dans l'ordre du jilbab est de couvrir les parures de la femme, sachant cela, il est incompréhensible que le jilbab soit une parure en soit.
Ceci comme tu peux le voir, est une chose claire qu'on ne peut cacher. C'est pour cela que l'imâm Al Dhahabi a dit dans son livre : «Les Grands Péchés» :
«Parmi les actes qui font que la femme soit maudite: c'est qu'elle fasse paraître sa parure comme: son or, ses perles, son parfum lorsqu'elle sort de chez elle. Ainsi que, lorsqu'elle porte des vêtements en tissu de soies, des robes courtes et des manches larges et longues.
Tous cela fait parti du (tabaroj) qu'Allah déteste, ici-bas comme dans l'au-delà. Ces actes que font les femmes justifient les paroles du Prophète lorsqu'il dit dans un hadith:
«Je regardais l'Enfer et je trouvais que la plupart de ses habitants étaient des femmes.» (Ce hadith est authentique il a été rapporté par Bokhari et Moslim et d'autres, d'un hadith selon 'Imran bin Housseyn et autres)
L'Islam a mis en garde contre le fait de s'exhiber (tabaroj) au point qu'il a été comparé au polythéisme (shirk), l'adultère, le vol et autres parmi les actes interdits. Et ce, lorsque le Prophète demanda aux femmes de lui prêter allégeance; c'est à cette occasion qu'il leur ordonna de ne pas faire cela.
'Abdoullah bin 'Amr (raa) a dit:
«Omayma bint Raqayqa est venu chez le Messager d'Allah pour lui prêter allégeance, il dit alors: "Tu dois prêter allégeance: de ne pas donner des égaux à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer ton enfant, de ne pas commettre un acte de turpitude avec ce que tu as entre tes mains et tes jambes, de ne pas te lamenter et de ne pas t'exhiber à la manière des femmes d'avant l'Islam (al jahiliya).» (Rapporté par Ahmad avec une bonne chaîne de narrateur)
Et sache qu'il est permit à la femme de porter un vêtement d'une autre couleur que le blanc ou le noir, et cela n'est pas considéré comme une parure (zina) interdite, comme pourraient le penser certaines femmes. Ceci pour deux raisons:
La première
La parole du Messager d'Allah qui dit:
«Le parfum de la femme est celui dont la couleur est apparente, et l'odeur ne l'est pas.» (Rapporté par Abou Dawod, Nassai et c'est un hadith authentique)
La deuxième
Car les femmes des Compagnons du Prophète pratiquaient cela.
Je vais citer quelques athar authentique à ce sujet que al Hafiz bin Abou Shayba a rapporté dans : «Al Moussannaf» :
*** Ibrahim, qui est al Nakh'i, rapporte:
«Qu'il entrait en compagnie de 'Alqama et al Aswad chez les femmes du Prophète (saws) et ils les voyaient vêtues de rouge.»
*** Ibn Abou Malika a dit:
«J'ai vu Oum Salama (raa) porter un vêtement teint au carthame.»
*** Al Qassim, qui est Ibn Mouhammad bin Abou Bakr al Siddiq rapporte:
«Que 'Aïcha (raa) portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation (mouhrima).»
Et selon une autre variante, rapportée elle aussi par Al Qassim:
«'Aïcha portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»
*** Hisham rapporte, selon Fatima bint Al Moundhir:
«Que Asma portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»
*** Sa'ïd bin Joubayr rapporte:
«Avoir vu certaines femmes du Prophète faire le tawaf autour de la Maison sacrée (al Ka'ba) et elles portaient des vêtements teint au carthame.»
Qu'il soit épais et pas transparent
Car on ne peut considérer que la femme soit voilée que si cette condition est appliquée, car s'il est transparent, il rend la femme attirante et cela est considéré comme une parure (interdite) causant ainsi la discorde.
Le Messager d'Allah a dit à ce sujet:
«Il y aura vers la fin des temps des femmes de ma communauté qui seront habillées, mais qui en vérité sont déshabillées. Elles portent sur leur tête des bosses comme les bosses inclinées des chameaux; maudissez-les car elles sont maudies.» (Rapporté par Al Tabarani dans "Al Mou'jama al Saghir" avec une chaîne de narrateur authentique)
Il a rajouté dans un autre hadith:«Elles n'entreront pas au Paradis et ne sentiront même pas son odeur, or son odeur se sent à une distance tel et tel.» (Rapporté par Moslim)
Ibn 'AbdoulBar a dit:«Le Messager d'Allah a voulu dire: les femmes qui portent des vêtements légers, qui dessinent le corps au lieu de le voiler, elles sont certes habillées (linguistiquement parlant), mais elles sont déshabillées en réalité.»
Oum 'Alqama bin Abou 'Alqama a dit:«J'ai vu Hafsa bint 'AbdoulRahman bin Abou Bakr entrée chez 'Aïcha, elle (Hafsa) portait un voile fin et transparent. 'Aïcha l'a alors déchiré et lui a dit: "Ne sais-tu pas ce qu'Allah a révélé dans la sourate: La Lumière?!" Elle demanda ensuite qu'on lui amène un autre voile.» (Rapporté par Ibn Sa'd et il est valable comme argumentation)
Et nous pouvons comprendre de la parole de 'Aïcha "Ne sais-tu pas ce qu'Allah a révélé dans la sourate : La Lumière?!»
Que celle qui porte un voile transparent n'est pas considéré comme étant voilée et qu'elle n'aura pas mise en pratique l'ordre de la parole d'Allah dans la sourate La Lumière verset 31:
وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ
«et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines»
Et ceci est clair.
Hisham bin 'Ourwa rapporte:
«Al Moundhir bin Zoubayr est revenu d'Iraq, il envoya à Asma bint Abou Bakr (sa mère) un vêtement de Marw qui était fin. Et ce, après qu'elle soit devenue aveugle. Il dit: "Elle toucha le vêtement de ses mains et dit ensuite": "Ouffin, rendez lui ce vêtement!" Il dit: Ce fut difficile pour lui et il dit: "Ô mère! Il n'est pas transparent." Elle dit alors: "Il n'est peut-être pas transparent mais il dessine le corps."» (Rapporté par Ibn Sa'd avec une chaîne de narrateur authentique jusqu'à Al Moundhir)
'Abdoullah bin Abou Salma rapporte:«Que 'Omar bin al Khattab a vêtu les gens d'al qubatiy (c'est un vêtement fin et de couleur blanche). Il dit ensuite: "Ne laissez pas vos femmes porter ce vêtement." C'est alors qu'un homme dit: "Ô commandeur des croyants! Je l'ai fait porter à ma femme puis, je me suis mis devant et derrière elle, à la maison, et j'ai vu qu'il n'était pas transparent." 'Omar dit: "Il n'est pas transparent, mais il dessine le corps."» (Rapporté par Al Bayhaqi qui l'a jugé détaché (moursal). Mais cet homme (narrateur) est sûr)
De ce athar et celui qui lui précédait nous pouvons conclure qu'à leur époque, il n'était pas permit de porter un vêtement transparent ou dessinant le corps et que celui qui était transparent était pire que celui qui dessinait le corps.
C'est pour cela que 'Aïcha (raa) a dit:
«Le voile c'est ce qui couvre le corps et les cheveux.» (Al Bayhaqi l'a cité comme suspendu (mou'allaq)
Et c'est pour cela que les Savants ont dit:
Il faut couvrir la nudité de sorte que le voile ne dessine pas le corps et ce, en portant un vêtement épais car il n'es pas permit de se voiler d'un vêtement [fin] qui celui-ci en revanche dessine le corps et de ce fait, elle ne sera pas considéré comme étant voilée.
Qu'il soit bien large et pas moulant
Car le but de ce vêtement est (justement) de ne pas créer de discorde, et cela n'est possible que s'il est bien large. Car s'il est moulant, il voilera peut être [la couleur de la personne] mais dessinera son corps ou certaines parties de son corps; que les hommes s'imagineront.
Et en cela, il y a un grand mal que l'on ne peut ignorer, il est donc obligatoire que le vêtement soit bien large.
Oussama bin Zayd a dit:
«Le Messager d'Allah m'a vêtu d'une qutbiya épaisse que lui avait offert Dahya al Kalbi. Je l'avais fait porter à ma femme. Il m'a dit: "Pourquoi ne portes-tu pas ta qutbiyya?" Je lui dis: "Je l'ai fait porter à ma femme." Il m'a dit: "Ordonne-lui de mettre un autre vêtement en dessous, car j'ai peur que ela dessine son corps."» (Rapporté par Daha Al Maqdissi dans : «AlHadith Al Moukhtara», Ahmad et Al Bayhaqi avec une bonne chaîne de narrateur)
Le Messager d'Allah a ordonné à la femme de porter un vêtement sous sa qutbiyya pour que celle-ci ne dessine pas son corps. Cet ordre prouve que c'est une obligation comme cela est connu dans al oussoul.
c'est pour cela que Al Shawkani a dit en expliquant ce hadith:«Ce hadith prouve que la femme doit voiler son corps d'un vêtement qui ne la dessine pas, et ceci est une condition pour celles qui désirent couvrir leur nudité ('awra) et il a ordonné de mettre un autre vêtement sous le qibati car c'est un vêtement [fin] qui ne voile pas le corps des regards, mais certes il le dessine.»
Qu'il ne soit pas parfumé
Il y a plusieurs hadith interdisant aux femmes de se parfumer lorsqu'elles sortent de chez elles.
Nous allons citer ici quelques hadith authentiques à ce sujet:
1- Abou Moussa al Ash'ari rapporte que le Messager d'Allah a dit:«Toute femme qui se parfume puis sort de chez elle en passant près d'un groupe de gens pour qu'ils sentent son parfum, est une fornicatrice.» (Rapporté par Nassai. Abou Dawod. Tirmidhi qui a dit : "bon-valide-sûr" (hassan sahih). Al Hakim a dit: "sa chaîne de narrateur est bonne et Al Dhahabi l'a approuvé")
2- Zaynab Al Thaqafiyya rapporte que le Prophète a dit:«Si l'une de vous vient à la mosquée, qu'elle n'approche pas le parfum.» (Rapporté par Moslim)
3- Moussa bin Yassar rapporte d'Abou Hourayra:«Qu'une femme est passée près de lui, elle s'était parfumée. Il lui dit: "Ô Oum al Jabbar! Vas-tu à la mosquée?" Elle répondit: "Oui" - Il dit: "Est-ce pour cela que tu t'es parfumée?"
Elle répondit: "Oui" - "Retourne chez toi et lave-toi!" J'ai entendu le Messager d'Allah dire: "Lorsqu'une femme sort pour se rendre à la mosquée et qu'elle dégage une odeur (de parfum), Allah n'acceptera sa prière que si elle rentre chez elle et se lave."» (Rapporté par Al Bayhaqi et d'autres. De plus c'est un hadith authentique)
La raison de son interdiction est claire, car il éveille les désirs.
Si cela est interdit pour celles qui désirent se rendrent à la mosquée, quel en sera le jugement juridique pour celles qui font cela et vont au marché, dans les ruelles et les grands boulevards? Il n'y a aucun doute que cela s'avère d'autant plus interdit et un plus grand péché.
Al Haythami a dit dans «Al Zawajir»:
«Que le fait qu'une femme sorte de chez elle parfumée et parée, fait partie des grands péchés, même si son mari lui permettait cela!»
Qu'il ne ressemble pas aux vêtements des hommes
Car il a été rapporté plusieurs hadiths authentiques où l'on maudit la femme qui essaie de ressembler à l'homme dans sa tenue vestimentaire ou autre.
Et voici ce que nous connaissons à ce sujet:
1- Abou Hourayra a dit:
1- Abou Hourayra a dit:
2- 'Abdoullah bin 'Amr a dit:
«J'ai entendu le Messager d'Allah dire: "Ils ne sont pas des nôtres: Celles qui parmi les femmes essayent de ressembler aux hommes et ceux parmi les hommes qui essayent de ressembler aux femmes."» (Rapporté par Ahmad, Abou Nou'aym et sa chaîne de narrateur est valide)
3- Ibn 'Abbas a dit:
«Le Prophète a maudit les hommes efféminés et les femmes qui se comportent comme des hommes. Il a dit: "Faites-les sortir de vos maisons." Il a dit: "Le Prophète (saws) fit sortir untel et 'Omar fit sortir untel."» (Rapporté par Al Bokhari)
Et selon une autre variante:
«Le Messager d'Allah a maudit les hommes qui essayent de ressembler aux femmes et les femmes qui essayent de ressembler aux hommes.» (Rapporté par Moslim)
4- 'Abdoullah bin 'Omar a dit:
«Le Messager d'Allah a dit:
"Il y a trois catégories de gens qui n'entreront pas au Paradis et qu'Allah (swt) ne regardera même pas le Jour de la Résurrection:
-Celui qui a un mauvais comportement envers ses parents.
-La femme qui se comporte comme un homme et qui essaie de leur ressembler.
-Celui qui n'a aucune jalousie."» (Rapporté par Nassai et Al Hakim qui disent: "Sa chaîne de narrateur est authentique." Et il a été approuvé par Al Dhahabi)
5- Ibn Abou Malika [et son nom est 'Abdoullah bin 'Oubaydillah] a dit:
«'Aïcha fut questionné: "Est-ce que la femme peut porter des sandales ou des souliers?" Elle dit alors: "Le Messager d'Allah a maudit la femme qui essaie de ressembler aux hommes."» (Rapporté par Abou Dawod et ses narrateurs sont sûrs)
Ces hadiths sont une preuve évidente de l'interdiction pour la femme d'essayer de ressembler aux hommes et aux hommes de ressembler aux femmes. Que ce soit dans la tenue vestimentaire ou autre. Sauf le premier hadith suscité qui parle seulement de la tenue vestimentaire.
Al Dhahabi dans son livre: «Les Grands Péchés» a consacré un chapitre au sujet des femmes qui essayent de ressembler aux hommes et aux hommes qui essayent de ressembler aux femmes. Il a cité certains des hadiths cités précédemment et dit ensuite:«La femme qui porte des vêtements d'hommes, c'est-à-dire: fendus, ou aux manches étroites, imite les habits des hommes et subit la malédiction d'Allah et de son Messager Il incombe dans ce cas à son mari de lui interdire de porter de pareils habits, ceci conformément à la parole d'Allah qui dit:
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Avertissement contre le fait de ne pas être voilée
Dans son livre "Al-Mounafiquoune" (les hypocrites), le cheikh Moussa Nasr nous rapporte un haddith authentique dans lequel le Prophète a dit: " La femme qui montre son corps en n'étant pas voilée (al moutabarija) est l'hypocrite feminin "
Dans son sahih (recueille de haddiths authentiques) l'imam Mouslim rapporte la parole suivante du Prophète : "Il y aura vers la fin des temps des femmes de ma communauté qui seront habillées, mais qui en vérité sont déshabillées.
Elles portent sur leur tête des bosses comme les bosses inclinées des chameaux; maudissez-les car elles sont maudies. Elles n'entreront pas au Paradis et ne sentiront même pas son odeur, or son odeur se sent à une distance tel et tel."
Ibn 'AbdoulBar a commenté ce haddith en disant: "Le Messager d'Allah a voulu dire: les femmes qui portent des vêtements légers, qui dessinent le corps au lieu de le voiler, elles sont certes habillées linguistiquement parlant, mais elles sont déshabillées en réalité."
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Pourriez-vous donner la définition des termes khimâr, niqâb et hijâb ?
Réponse
La définition des concepts, ou la compréhension correcte des désignations, est un fondement scientifique indispensable pour être en mesure de juger de toute chose. Ainsi devons-nous savoir ce que désigne les termes khimâr, niqâb et hijâb avant de nous prononcer sur leur statut.
1. Le khimâr est le singulier de khumur, terme qui figure dans la parole du Très-Haut " [...]et qu’elles rabattent leurs khumur sur leurs poitrines [...]" [1] et qui désigne tout ce qui couvre la tête de quelque forme qu’il soit : une mantille, un châle ou une écharpe, par exemple.
2. Le niqâb désine ce que la femme porte pour cacher son visage. On le désigne aussi par burqu` [2] et par nasîf. Cette pratique est connue chez les Juifs depuis très longtemps. Ainsi lit-on dans le livre de la Genèse, 24 : "64 Rébecca aussi leva les yeux, elle vit Isaac et sauta à bas du chameau. 65 Elle demanda au serviteur : Qui est cet homme qui vient à notre rencontre dans la campagne ? Le serviteur répondit : C’est mon maître. Alors elle prit son voile et se couvrit le visage." [3] Cette pratique avait également cours chez les Arabes avant l’avènement de l’islam. On le désigne également par lithâm (cache-nez) mais aussi par khimâr. Le brillant poète Adh-Dhubyânî dit dans sa description d’Al-Mutajarridah, l’épouse d’An-Nu`mân Ibn Al-Mundhir, lorsque de passage dans l’assemblée des hommes, elle perdit son niqâb : Son cache-nez (nasîf) tomba, tout à fait involontairement. Elle le ramassa, se cachant de nous de la main.
3. Le hijâb désigne linguistiquement le voile comme dans la parole du Très-Haut : "[...]Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un voile. [...]" [4] et dans Sa parole : "Elle mit entre elle et eux un voile. [...]" [5] Au plan juridique, on entend par ce terme tout ce qui prévient la séduction et les blandices entre les deux sexes. On atteint cet objectif par la couverture de la `awrah, la retenue dans le regard, la prévention de l’isolement (khalwah), des paroles cajoleuses et du toucher.
Le hijâb est donc plus général que le khimâr et le niqâb, qui sont des moyens de le réaliser et d’atteindre les visées de la législation, à savoir la prévention de la séduction entre les deux sexes, ou du moins, la régulation de cette séduction afin que chacun des deux sexes accomplisse sa mission dans ce monde.
Et Dieu est le plus savant.
P.-S.
Traduit de l’arabe de la banque de fatwas du site islamonline.net.
Notes
[1] Sourate 24, An-Nûr, La lumière, verset 31.
[2] Par déformation, burqu` donne le terme français "burka".
[3] Traduction de la Bible du Semeur, disponible en ligne sur biblegateway.com. NdT.
[4] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 53.
[5] Sourate 19, Maryam, Marie, verset 17.
Posté le 16.11.2007 par amanoullah
Bismillah, Essalamou ^alaykoum wa ramahtoullahi wa barakatouh,
Le hijâb concerne-t-il seulement les femmes ?
[SIZE=7]
Cher savant,
Que la paix soit sur vous.
Le hijâb (en tant que code vestimentaire) pour les femmes dans l’Islam, concerne-t-il seulement les femmes ? Les hommes n’ont-ils rien à supporter à cet égard ? Deuxièmement, j’entends beaucoup de propos causant des confusions en ce qui concerne le hijâb. Tandis que certains disent que la femme ne doit pas se couvrir les cheveux, d’autres croient qu’il faut aussi qu’elle se couvre le visage et les mains, en plus du reste du corps. Si une femme refuse de couvrir sa tête, peut-on la qualifier de non-musulmane simplement parce qu’elle se découvre la tête ?
Réponse de Sheikh Ahmad Kutty
[1]
Le hijâb correspond au code vestimentaire islamique qui vise principalement à préserver la modestie, la dignité et l’honneur des hommes et des femmes.
Dieu, le Créateur des hommes, connaît notre nature mieux que nous. Aussi a-t-Il prescrit des règles appropriées à notre comportement et à notre apparence, règles qui doivent être suivies quand les hommes et les femmes interagissent les uns les autres dans un milieu social. Parmi ces règles, il y a une prescription de s’habiller modestement, qui - dois-je m’empresser d’ajouter - s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Par conséquent, le hijâb fait partie d’un programme sacré d’éthique et de morale islamiques qui régissent l’interaction entre les hommes et les femmes. En prescrivant la règle du hijâb, Dieu dit : « Dis aux croyants de rabattre de leurs regards et de garder leur chasteté. » [2] « Et dis aux croyantes de rabattre de leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît. » [3]
Commentant l’expression « ce qui en paraît », Ibn `Abbâs, le fameux Compagnon et exégète du Coran, dit : “Cela désigne le visage et les mains.” En d’autres termes, selon Ibn `Abbâs, une femme doit couvrir tout son corps sauf son visage et ses mains, lorsqu’elle est en présence d’hommes qui n’ont pas un rapport de parenté direct avec elle - la liste de ceux-ci étant clairement exposée dans le verset 31 de la sourate 24, An-Nûr, la Lumière.
La majorité des Imâms - y compris ceux des quatre Ecoles juridiques et d’autres - partagent l’interprétation d’Ibn `Abbâs. Ils croient donc qu’une femme n’est pas obligée de se couvrir le visage et les mains.
Cependant, un groupe de savants, appartenant en majorité à l’École de jurisprudence hambalite enseigne qu’une femme doit se couvrir le visage et les mains également. Pour soutenir leur position, ils citent un hadith attribué au Prophète - paix et bénédictions sur lui - stipulant : “Tout le corps de la femme est une intimité (`awrah).”, et, par conséquent, elle doit se couvrir complètement. Ils raisonnent aussi en disant que les parties du corps de la femme les plus attrayantes pour les hommes sont son visage et ses mains.
La position susmentionnée de la majorité des Imâms sur cette question semble être plus conforme à l’interprétation générale et aux preuves fournies par le Coran et la Sunnah que la position de ceux qui recommandent à la femme de se couvrir le visage et les mains. Plusieurs arguments nous amènent à cette conclusion.
Premièrement, le verset du Coran cité plus haut semble supposer que les femmes à qui il s’adresse ne sont pas entièrement couvertes (c’est-à-dire en incluant le visage et les mains). Sinon, il n’y aurait aucun sens de commander aux deux sexes de rabattre de leurs regards.
Deuxièmement, il y a un consensus entre les savants sur le fait que la femme n’est pas tenue de couvrir son visage et ses mains en accomplissant la prière ; si ceux-ci étaient considérés comme une intimité, il serait certainement nécessaire de les couvrir [4].
Troisièmement, la femme est tenue de découvrir son visage lorsqu’elle est en état de sacralisation rituelle pendant le grand ou petit pèlerinage, ce qui confirme ce que nous avons dit plus haut.
En outre, il y a une surabondance de preuves tirées des sources premières - le Coran et la Sunnah - démontrant que le hijâb n’a pas été prescrit par l’Islam pour isoler les femmes, ni pour les écarter de toute implication sociale, ni de les empêcher d’être partie prenante dans les affaires de la communauté musulmane. La participation des femmes musulmanes - à tous les niveaux de la vie islamique - est au contraire amplement documentée dans les sources de la Législation islamique, au delà de tout doute possible. Une telle participation active, comme la décrivent les sources, n’est concevable que si nous admettons que les femmes n’étaient pas entièrement couvertes de la tête aux orteils.
A la lumière des arguments que nous avons avancés, nous concluons qu’une femme musulmane est censée couvrir tout son corps sauf son visage et ses mains : c’est l’opinion de la majorité des savants, toutes écoles confondues. En tout cas, le fait de couvrir la tête n’a jamais fait l’objet d’un désaccord entre eux ; tous affirment qu’il s’agit d’une partie intégrante du hijâb.
Il est indispensable de souligner un point très important que vous avez soulevé dans votre question et qu’on aborde rarement dans les discussions sur le hijâb. La charge de préserver l’honneur et la chasteté de la société musulmane est malheureusement souvent renvoyée uniquement sur le dos des femmes. Bien que récemment on ait davantage insisté sur l’éthique vestimentaire des hommes musulmans, nous nous devons de rappeler aux hommes musulmans qu’ils doivent rabattre de leurs regards et observer les règles de bienséance islamique dans leurs relations avec toutes les femmes, et non pas seulement avec les femmes musulmanes. Il n’est pas rare de voir un couple musulman qui se promène, la femme portant un hijâb complet, alors que son mari lorgne les autres femmes ; ni de voir un père apprendre à sa fille à se couvrir convenablement en sortant, puis lorsqu’il tourne le dos, c’est pour regarder à la télévision des spectacles présentant des femmes portant des tenues indécentes. Il y a une sagesse dans l’injonction coranique demandant aux femmes de se couvrir et celle-ci va de pair avec le commandement prescrivant aux hommes de rabattre de leurs regards. Dieu est Juste et la justice ne serait pas bien servie si les femmes devaient être les seules gardiennes de l’honneur.
Le hijâb peut devenir un instrument d’oppression si les hommes musulmans n’assument pas leur part dans cet équilibre. On entend souvent qu’il est difficile pour les hommes musulmans de détourner leur regard en traitant avec les femmes de manière professionnelle dans une société où un tel comportement serait considéré comme antisocial. A ceci nous pouvons répondre qu’il est également difficile, voire plus difficile, pour une femme musulmane de maintenir le port du hijâb dans une telle société. Ces commandements peuvent s’apparenter à une lutte et les hommes et les femmes musulmans doivent considérer leurs devoirs respectifs aussi bien comme une responsabilité sociale que comme des actes de culte. Dieu dit, en effet, dans la dernière partie du verset sur le hijâb, “Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.” [5]
Pour ce qui est de la dernière partie de la question, à savoir si nous sommes autorisés à excommunier une personne à cause de son refus de se conformer aux règles du hijâb. La réponse est que nous n’avons certainement pas le droit d’agir de la sorte. Si une femme refuse de porter le hijâb, après avoir su qu’il s’agit d’une prescription divine, elle est certainement pécheresse, et commet une grave transgression au regard de Dieu, et pourtant une telle transgression ne justifie pas que n’importe qui mette en doute sa foi fondamentale. Nous devons savoir que dans l’Islam aucune personne ne possède l’autorité d’excommunier les gens sur la base de leurs péchés ou de leurs transgressions.
P.-S.
Traduit de l’anglais de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.
On pourra également consulter l’article suivants : "L’excès dans la dissimulation des femmes".
Notes
[1] Le Sheikh Ahmad Kutty est un savant musulman de l’Institut Islamique de Toronto, Canada.
[2] Sourate 24, An-Nûr, la Lumière, verset 30.
[3] Sourate 24, An-Nûr, la lumière, verset 31.
[4] Lire également notre article intitulé "Le visage n’est pas une `awrah", de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî.
[5] Sourate 24, An-Nûr, la Lumière, verset 31.